Avec le successeur de Bouthors, Haquet et Guéret, le CBC se verrait bien monter en N1 l'an prochain, pour son cinquantenaire. Sinon, il fêtera 10 ans de N2. : Marc OlejnikGuéret, lui, a été débarqué. Motif : résultats décevants. Un jour, peut-être, il faudra que le Caen BC laisse plus de huit mois à un entraîneur pour atteindre un objectif après lequel le club rame depuis neuf ans.
« Cela ne m'amuse pas non plus de devoir changer, commente le président Bernard Gruau. Une clause prévoyait que le contrat de l'entraîneur pouvait être revu s'il ne terminait pas dans les quatre premières places. Nous l'avons donc remercié. Il y a eu une mauvaise ambiance au sein du groupe, et l'entraîneur n'a pas joué son rôle de fédérateur. »
« Si le président le dit... lâche Dominique Guéret. Il était sans doute présent dans le groupe pour savoir cela. Jamais on ne m'a reproché ça en 20 ans. C'est vrai, il y a eu des problèmes d'ambiance, mais comme cela arrive lorsque l'on recrute des joueurs de caractère pour viser la montée. De toute façon les dirigeants n'avaient pas à tenter de se justifier. Il y avait cette clause, ils ont décidé de la faire jouer, c'est sans doute tant mieux pour eux... »
« Qui décide de quoi, et quand »
Le CBC va donc partir avec un 4e coach depuis 2006. « Ils passent quand même vite ici, songe Guéret, et les mêmes problèmes d'ambiance reviennent souvent. » Le diagnostic du technicien, qui assume par ailleurs ses « responsabilités » est le même que celui de ses prédécesseurs : « C'est un club un peu obscur. On ne sait pas tout le temps qui décide de quoi, et quand. Mais si les dirigeants pensent que cela peut marcher... Je regrette quand même qu'ils m'aient reçu à trois reprises, alors que la 4e place n'était plus accessible, sans me dire quoi que ce soit, si ce n'est qu'ils me gardaient. J'avais encore deux années de contrat, j'ai refusé d'autres offres. Je m'étais investi ici, et j'avais préparé un projet pour le club, avec une restructuration. »
C'était peut-être l'erreur à ne pas commettre, dans cette vieille institution. « Nous avions alors des entretiens avec les joueurs, précise M. Gruau. Lesquels nous ont confirmé un managerat inefficace. Au dernier moment, il y a même eu un clash inadmissible entre le coach et un joueur. Nous ne pouvions pas le reconduire. »
Le successeur de Guéret devra en tout cas composer avec Vérove, Oyie, Keita et Marajo, qui restent. « Je croyais beaucoup en cette saison, note Bernard Gruau. Comme l'a dit l'entraîneur, nous avions la plus grosse équipe sur le papier. Mais l'an prochain, le club célébrera son cinquantenaire... » D'ici à ce que le Caen BC se mette à viser l'accession.
D. F.

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