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Un jeune médecin en consultation. En Basse-Normandie, les remplaçants se sont organisés au sein d'une association qui les met en relation avec les cabinets demandeurs. Le concept inspire de nombreuses régions. : Archives « Ouest-France »/Frédéric Girou« Une agence de remplacement gratuite », comme il la définit. Le principe est simple : un site Internet sert d'intermédiaire entre médecins en cabinet qui cherchent un remplaçant, lors de vacances ou pendant un arrêt maladie, et jeunes médecins. Ces derniers, une fois docteurs, assurent en effet des remplacements pendant sept ans, en moyenne, avant de s'installer...
Cinq ans après sa création, Urban confirme sa pertinence : « Ça marche bien puisqu'il y a un peu plus de 400 utilisateurs, dont 80 à 90 médecins remplaçants, sur les 140 que compte la région », calcule Grégory Szwarc, président de l'association. Avec cette particularité : « Depuis octobre, il y a de plus en plus de demandes de remplacement en urgences pour des médecins qui décèdent ou tombent malades. Nous avons pu les pourvoir en grande majorité. » Mais le phénomène révèle une « usure » des toubibs, plus âgés que la moyenne française et parfois surchargés dans les zones rurales.
Relations étroitesavec les internes
L'action d'Urban ne se cantonne pas aux remplacements. Elle forme aussi les jeunes praticiens à des questions concrètes comme : « Qu'est-ce la collaboration en médecine, quand on s'installe ? » Ou sur des sujets de santé : « Le diabète, la ménopause, les migraines... » Dix à quinze personnes participent, en général, à ces soirées, à Caen mais aussi dans l'Orne. « Nous allons continuer, promet Grégory Szwarc, avec des intervenants de qualité, qui viennent bénévolement. » Dans l'esprit Urban.
L'association est également engagée dans une réflexion en cours, avec les autorités sanitaires de la région, sur le manque de médecins en zones rurales. Sans oublier des relations de plus en plus étroites avec les facs de médecine : « Nous voulons que les étudiants soient informés avant la fin de leur internat sur le remplacement en médecine générale et qu'ils puissent participer à nos formations. »
Une telle mobilisation n'est pas passée inaperçue au ministère de la Santé. Qui a trouvé un nouvel interlocuteur au niveau national, impulsé par l'exemple bas-normand : Reagjir. Le Regroupement autonome des généralistes jeunes installés et remplaçants a vu le jour fin janvier. C'est Grégory Szwarc qui le préside. En parallèle d'un contrat temporaire à SOS médecins. Le médecin de 32 ans a des journées presque aussi remplies que ses nuits.
Laurent NEVEU.