« Du jamais vu. Nous sommes choqués. » Hubert Delalande, maire de Bény-sur-Mer (au centre sur la photo) et d'autres élus sont franchement contrariés. La sécurité mise en place au cimetière militaire canadien de Bény-Reviers pour la venue de Nicolas Sarkozy, le 8 mai, leur reste en travers de la gorge. Un mois d'organisation; quatre réunions à la préfecture; un listing d'invités, qui s'est révélé inutile... le cimetière était libre d'accès.
« Au final, nous avons été parqués pendant trois heures, mal placés derrière la Croix du Sacrifice, sans pouvoir bouger. » « Vétérans et porte-drapeaux n'ont pas eu le moindre salut... Le Premier ministre François Fillon et les autres ministres sont partis en catimini sur le côté », poursuit le maire de Bény-sur-Mer. L'élu n'a pas hésité, hier, à faire part de ces griefs au préfet Michel Bart. Préfet qui téléphonait aux maires de Bény, Reviers et Ouistreham pour... les remercier:
« La mobilisation des équipes municipales et des services communaux a été tout à fait essentielle.» Nathalie HAMON.