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vendredi 09 mai 2008

Cures marines : le calendrier s'accélère enfin

Le bâtiment des Cures marines à Trouville a été construit en 1945. Fermé en 1998 par arrêté préfectoral, il devrait finalement rouvrir sous forme d'hôtel et thalassothérapie en 2010.  Le bâtiment des Cures marines à Trouville a été construit en 1945. Fermé en 1998 par arrêté préfectoral, il devrait finalement rouvrir sous forme d'hôtel et thalassothérapie en 2010.

La demande de permis de construire a été déposée mercredi. Les travaux de ce futur complexe de thalassothérapie pourraient donc démarrer en septembre. Avec cinquante emplois à la clé, à Trouville.

Les Cures marines, le retour. Après six années de discussions, de débats politiques, de péripéties administratives, les bâtiments historiques qui longent le casino vont enfin connaître une seconde vie. Dix ans après leur fermeture pour vétusté, leur renaissance n'a jamais été aussi proche. La raison ? Le dépôt en mairie, mercredi, d'une demande de permis de construire par la société civile immobilière (SCI) qui pilote ce projet privé. « J'étais prévenu de ce dépôt depuis un certain temps, explique Christian Cardon, le maire de Trouville. Ce dépôt confirme que le promoteur privé a obtenu l'accord des architectes des bâtiments de France et que le plan de l'architecte est finalisé. On a toujours eu la certitude que ça aboutirait. » Ultime étape : la validation du permis de construire par le conseil municipal, sans doute d'ici trois mois. « J'espère que les travaux débuteront en septembre prochain. »

Le projet. Il s'agira, comme son nom l'indique, d'un bâtiment dédié aux cures marines et aux soins de thalassothérapie. Un hôtel « 3 étoiles + » Mercure Thalassa de 80 chambres sera aménagé dans le même espace. La Ville y a aussi son intérêt.

À terme, ce projet représente « une cinquantaine d'emplois », confirme Christian Cardon. Sans compter les retombées en termes de tourisme. Ouverture prévue en 2010.

La Ville garde les manettes. Un bail à construction d'environ 80 ans a été signé entre la SCI et la Ville, qui reste propriétaire des lieux. Cette dernière percevra un loyer de 45 000 € mensuels à partir de la 11e année jusqu'au terme du bail.

Ce futur complexe situé face à la mer lui reviendra entièrement. La municipalité a donc joué la carte du long terme. Elle reste également propriétaire de la salle des congrès, qu'elle souhaite aussi rénover.

Accor se place. La SCI Cures marines est pilotée par Georges Ziltmann, directeur de plusieurs hôtels du groupe Accor à Trouville (Mercure) et à Deauville (Ibis). Et c'est ce groupe français, spécialisé dans l'hôtellerie, qui devrait débourser 12 millions d'euros dans ces cures trouvillaises idéalement placées. Un terrain stratégique pour investir dans ce secteur très porteur : la thalassothérapie. Seule sur la Côte fleurie, la thalasso-spa de Deauville, du groupe Batteur, va devoir faire face à ce concurrent qui aura l'avantage de bénéficier d'un hôtel attenant. Un critère majeur pour les curistes, attachés à la notion de « cocon » dont on ne sort pas. Du coup, un projet d'hôtel est aussi sur les rails à Deauville.

À Cabourg, une immense thalassothérapie dédiée à une clientèle huppée verra également le jour d'ici deux ans. La concurrence sera rude.

Benoît GUÉRIN.

Ouest-France

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