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Au volant de son Buggy, Etienne Smulevici en a pris plein les yeux lors de la Transorientale. : Frédéric Le Floc'h DPPIUne course qui s'est déroulée en deux temps pour l'équipage du buggy Européar SMG. « Le début de course ne nous était vraiment pas favorable avec le buggy, indique Smulevici. Il fallait être attentif à ne pas se poser dans la boue. Lors de la 11e étape reliant Turfan à Hami, on a perdu plus de quatre heures sur les meilleurs. Au soir de cette étape, on pointait au 21e rang. Et puis en Chine, dans le sable, on est revenu petit à petit, en se classant régulièrement dans les dix premiers des spéciales. Finir dans le top 10, je suis vraiment comblé. »
Déjà présent lors de la première
Plus que sa performance à proprement parler, le Villervillais retient des moments de la course. « Le parcours était exceptionnel, s'exclame Etienne Smulevici. En Mongolie Intérieure, au Sud du Désert de Gobi, on a traversé un désert que personne n'avait franchi jusque-là. À l'issue de cette spéciale, les autorités nous ont remis un diplôme. »
À 60 ans, le pilote calvadosien était le seul pilote présent cette année à avoir participé à la première version de la Transorientale, c'était en 1992. « Les choses ont beaucoup évolué depuis, constate Smulevici. On fait des choses aujourd'hui qui étaient impossibles il y a quelques années. François Delecour, qui est un grand pilote m'a dit : « C'est inimaginable ce que l'on fait ». Inimaginable, c'est le mot. »
Impensable, comme longer la plus haute dune du monde en Chine, en franchir d'autres de 150 m de dénivelé, l'équivalent d'un immeuble de 50 étages. « Je peux vous dire que l'on se sent tout petit dans ces moments-là », témoigne le pilote villervillais.
À peine rentré de ce périple asiatique, Etienne Smulevici avait déjà en tête les prochaines aventures. « D'abord les 24 Heures de Paris à la mi-septembre puis le Rallye du Maroc fin septembre, annonce le Calvadosien. Et puis à plus long terme, le Dakar évidemment, en Argentine et au Chili en janvier. » Un Dakar (N.D.L.R. on continuera à l'appeler ainsi malgré son déplacement en Amérique du Sud) inédit que ce « renard des déserts » ne manquerait pour rien au monde...
C. H.