Rivalité entre les hôpitaux du Pays d’Auge ?
Allez-vous moins souvent au casino ?
Le radar de Canapville
Rivalité entre les hôpitaux du Pays d’Auge ?
Allez-vous moins souvent au casino ?
Le radar de Canapville
Vos plus beaux coins du Calvados en images !
Vos plus belles photos de Deauville et sa région !
Baby-sitting



Le bâtiment incendié est resté en l'état. Les mareyeurs travaillent grâce à leurs camions frigorifiques et un container qui leur sert de bureau. « Nous sommes obligés d'attendre l'accord des experts missionnés par les assurances de la Ville et des deux sociétés de mareyage. Tant que leur travail n'est pas fini, on ne peut toucher à rien, explique Pierre Claude, maire adjoint en charge des travaux. Une fois qu'ils disent OK, on choisira une entreprise de démolition. Nous avons déjà des devis. Ce travail devrait durer une semaine environ. Il y a beaucoup de découpage de poutres, le suivi des matériaux enlevés... »
« Des professionnels dynamiques »
Pour l'instant, hormis l'odeur parfois nauséabonde qui sort du bâtiment incendié, les sociétés de mareyage s'en sortent. « On a tous les branchements nécessaires pour les camions frigorifiques, indique un employé. Des mareyeurs de Honfleur, Rouen et Caen nous aident en nous livrant de la glace, c'est déjà ça. » Pour le reste, ils s'adaptent pour la débarque du poisson, la pesée et la vente aux poissonniers. « On a de la chance d'avoir à Trouville des professionnels dynamiques, souligne Jean-Claude Brize, adjoint au maire et secrétaire du comité local des pêches. Grâce à leurs efforts, le port n'a jamais cessé de fonctionner. »
Pour les mareyeurs, « c'est toujours la période de la coquille Saint-Jacques. Mais la campagne prend fin la semaine prochaine. Après on passe aux poissons, le maquereau surtout. Deux bateaux de Trouville ont d'ailleurs commencé. Et pour le poisson, il faut beaucoup de glace. »
Une solution rapide pourrait intervenir avec la réparation d'un silo à glace, situé dans l'une des deux tours du bâtiment provisoire, peu touchée par l'incendie. « On a fait faire une recherche de panne, explique Pierre Claude. On pourra intervenir, mais pas avant l'accord des experts des assurances. Ce serait d'ailleurs le seul élément du bâtiment que l'on pourra conserver. » Et pour la suite ? Avant que les mareyeurs retrouvent la Grande halle aux poissons, dont la rénovation est prévue jusqu'à l'été 2009. La réflexion se poursuit. Jean-Claude Brize estime qu'il faut prévoir « quelque chose pour qu'ils puissent travailler à l'abri ». Notamment le prochain hiver.
Christian Cardon, le maire, craint toutefois que « toute solution provisoire risque d'être démesurée, à quelques mois de retrouver la halle historique ».